Dans ce hadith, Abû Mûsâ [Al-Ash’arî] (qu’Allah l’agrée) s’est présenté au Prophète (sur lui la paix et salut) avec deux hommes de sa tribu parmi les Ash’ariyyîn. Les deux demandèrent le commandement. Le Prophète (sur lui la paix et salut) les informa qu’il ne donnait pas le commandement à celui qui le demande, que c’était une chose que l’on confie et non que l’on réclame. Pour cette raison, il envoya Abû Mûsâ (qu’Allah l’agrée) puis ordonna à Mu’âdh (qu’Allah l’agrée) d’aller à sa rencontre au Yémen. Lorsque ce dernier le rencontra et arriva auprès de lui, il vit un homme entravé par des chaînes et le questionna à son sujet. Abû Mûsâ (qu’Allah l’agrée) l’informa qu’il s’agissait d’un homme qui s’était converti [à l’Islam] puis avait apostasié et était redevenu juif. Mu’âdh (qu’Allah l’agrée) lui dit alors qu’il devait lui appliquer le jugement d’Allah et ce avant [même] qu’il ne s’assoie. Ce jugement, c’est celui de la peine pour apostasie. Abû Mûsâ l’appliqua sur cet l’homme qui fut donc tué. On comprend de qui précède que quiconque remplace sa religion, sa peine est celle de l’apostasie : la mise à mort. Ensuite, Abû Mûsâ et Mu’âdh évoquèrent la prière de nuit, et l’un des deux a dit : « Quant à moi, je me lève [pour prier] et je dors, et j’escompte de mon sommeil ce que j’escompte de ma veille. »